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Dans le Bassin de Solliès, la culture de la figue est le fait de plusieurs générations d’arboriculteurs. Les savoir-faire locaux en matière de production de figues s’expriment à tous les niveaux de la filière, de la gestion des vergers au conditionnement des fruits.
La gestion des vergers s’effectue de manière empirique : c’est avant tout la connaissance des particularités du terroir par les arboriculteurs qui guide leurs méthodes de production. Les vergers se situent aussi bien dans la plaine de Solliès que sur les coteaux qui la délimitent. Ils présentent la particularité d’être tous piétonniers, c’est-à-dire que les vergers sont taillés de manière à ne pas utiliser d’échelle lors de la récolte .
Il existe plusieurs modes de taille mais le plus répandu reste la taille en gobelet. Les producteurs adoptent souvent cette forme car les figues se développent de préférence sur les pourtours de l’arbre et sont donc plus accessibles lors de la récolte. Les agriculteurs enlèvent les grosses branches trop basses pour faciliter le passage sous l’arbre ainsi que celles trop hautes afin que le verger reste piétonnier. La sélection des branches et leur taille a un effet direct sur le nombre de fruits produits, sur leur qualité et leur vitesse de maturation. La taille doit débuter après la chute des feuilles et doit être terminée avant le débourrement des arbres.
Le figuier craint particulièrement le manque d’eau, préjudiciable pour la santé de l’arbre comme pour la qualité du fruit. L’irrigation joue donc un rôle important de régulation afin de compenser ce déficit. Sans eau, le figuier pourrait survivre mais il ne pourrait en aucun cas offrir un feuillage aussi abondant et une architecture aussi robuste.
La production de ce fruit exige des interventions manuelles nombreuses. Les contraintes au niveau de la récolte ne sont pas moindres. Elle s’effectue durant trois mois de mi-août à mi-novembre, durée pendant laquelle les vergers seront parcourus entièrement, tous les deux jours en moyenne. L'ensemble de la production est récoltée à la main, sans l’aide d’aucune machine. La fruit demande à être récolté avec beaucoup d’attention puisqu’en le cueillant, il faut éviter d’en arracher la peau. Les cueilleurs saisissent le fruit et le détachent de la branche en le tournant.
Le tri est le plus souvent effectué avec l’aide de calibreuses, sous la surveillance de plusieurs employés qui écartent les fruits abîmés, trop ou pas assez murs. Là encore, la main d’œuvre est très importante. Au conditionnement, chacun cherche à former des plateaux homogènes tant en matière de calibre qu’au niveau de la couleur des fruits.
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